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CLUJUPRA

Club des Jeunes Unis pour Penser et Réaliser notre Avenir.

 

CLUJUPRA a pour objectif d'apporter un mieux-être aux jeunes du quartier de « Barette/Petit-Goâve et ses environs.

 

Bien présenter CLUJUPRA exige de commencer par évoquer une brève histoire du quartier de Barette.

 

Ce quartier, a été malheureusement depuis des décennies le théâtre de nombreux actes peu louables. On en parle tous dans le quartier et on se pose toujours la même question « pourquoi à maintes reprises on doit constater la présence d’une milice dans le quartier, perpétrant nombres de forfaits et d’actes banditismes ». Et il faut, pour que les autorités se prononcent, qu'une ou des victimes soit issue d’une certaine classe, ou qu'il y ait homicide.

 

Soulignons qu’à chaque intervention des forces de l'ordre, on constate qu'un tiers du groupe est réellement appréhendé et incarcéré, un tiers succombe sous les échanges de tirs,  et le dernier tiers (environ) parvient à s’enfuir et disparaître un temps dans la nature.

 

Il suffit de deux ou trois années pour que tout soit oublié de tous, et que ceux qui avaient disparu reviennent librement, trouvant aisément d’autres jeunes pour grossir les rangs de leur milice et recommencent les mêmes exactions. On se demandait tous – quand est-ce que cela allait finir ?

 

Une date importante : Janvier 2016. Période où, après 18 mois passés en France, j’y suis retourné pour un mois de vacances. Considérant la situation de ce quartier qui m’a vu naitre, je me suis interrogé sur la façon de restaurer la sécurité et de conduire sa population vers un mieux-être.

 

Dans la perspective de fournir à sa jeunesse une alternative pour réussir dans la vie, je commence à discuter avec six grands jeunes de ce quartier. Une réflexion très poussée s'engage autour de leur avenir et celui du quartier. Le point crucial étant de trouver une manière d’empêcher la milice de trouver de nouvelles recrues et d'endiguer ainsi la délinquance. Ainsi fallait-il comprendre les raisons profondes de ce problème de façon à l'éradiquer.

 

L’origine du mal a été vite évoquée. Il s’agit de la question de la  scolarisation et de la formation de ces jeunes.

 

Le quartier de Barette est à résonance agricole. Mais aujourd’hui il faut souligner qu’on  y perd en moyenne deux récoltes sur trois. Ainsi, les parents qui comptaient sur leurs récoltes pour envoyer leurs enfants à l’école trouvent - quelques fois-  de quoi payer les frais pour la rentrée scolaire. Mais ne pouvant pas payer les mensualités suivantes, l’enfant, ou les enfants sont donc renvoyés et ne terminent pas l’année scolaire. L’année suivante, le même scénario recommence. Dans ces conditions il n'est pas rare de rencontrer des jeunes de dix-huit, dix-neuf ans qui se trouvent encore avec un niveau CM2, 6ème, et n’ayant aucune vision stable sur leur avenir, ou tout au moins sur le métier qu'ils pourraient exercer. Désœuvrés, livrés à eux mêmes, sans perspectives, les jeunes de Barette/Petit-Goâve basculent facilement dans la délinquance et le banditisme.

Ces discutions tenues courant Janvier 2016 ont fini par donné naissance au CLUJUPRA.- ce club des jeunes qui se veut un espace de débat, d'échange de partage sur des sujets divers, et dont l'objectif est de permettre à chacun et chacune de s'épanouir sur le plan personnel et professionnel.

 

CLUJUPRA rassemble aujourd’hui près de deux cents jeunes ; soit la quasi totalité des jeunes du quartier. Tous ces jeunes sont donc encouragés à annoncer le métier qu'ils souhaitent faire. «Même si vous ne voyez pas encore comment y arriver, mettez quand même un métier devant votre nom » - fin de citation.

 

Le but est de permettre à chacune et chacun de ces jeunes de se fixer un objectif professionnel  pour leur avenir. Ce qui, nous l'espérons bien, leur permettra de tenir le cap et de rester dans le droit chemin.

Les réalisations depuis ces deux ans.

 

Conduit par ce grand désir d’accompagner ces jeunes, je commence donc par mettre quelque chose de côté tous les mois et, avec le support de quelques amis, trente-neuf jeunes ont pu bénéficier d'une "bourse d'étude" et terminer leur année scolaire en 2017 et cinquante-neuf jeunes pour cette année 2018. Deux petites fêtes de Noël mi-décembre 2016 et 2017 ont été également organisées.

 

Perspectives.

 

Nous pouvons évoquer maintenant une fameuse rencontre avec le club au mois d’Août 2017. Cela a été pour nous l’occasion de faire un bilan sur leur première année de fonctionnement. Lors de cette rencontre, les jeunes ont eux-mêmes lancé l’idée de la création d’un établissement scolaire dans le quartier. Car cela pourra permettre de toucher beaucoup plus de jeunes. Avec eux, nous avons considéré les contraintes, étudié la faisabilité et évoqué la nécessité d’un tel projet. L’enjeu reste toutefois de répondre à ces deux questions : « Où allons-nous trouver les moyens  pour la construction de cette école et comment va-t-on pourvoir à son bon fonctionnement ? »

 

Une autre association, APADECGR, (Association des Planteurs et Agriculteurs de Canaux et Grosse-Roche), allait se joindre à nous pour nous permettre de répondre au premier enjeu : la construction du bâtiment qui va loger cette école. Grace au partenariat d’APADECGR depuis des années avec « Food For de Poor »,  celui-ci a vite répondu positivement pour subvenir à la construction cet établissement ; mais non pas sans conditions. Et les conditions sont les suivantes :

 

  1. Que le club et les associations impliquées fournissent un terrain sûr et protégé.
  2. Qu’ils présentent des garanties de pouvoir assurer la pérennité de cette école, (surtout quant aux frais de fonctionnement, salaires du personnel enseignant et encadrant. )

 

Toutefois, voyant déjà nos diverses réalisations, "Food for the Poor" nous accorde sa confiance et les démarches pour la construction de l’établissement sont entamées.

 

Aussi, à ce jour, les d’inscriptions sont en cours et l’école prévoit d'accueillir près de trois cents  jeunes, pour un budget sur l’année 2018-2019 qui s’élève à 991 400 Gourdes. Nous comptons recueillir des parents un montant de 122 400 gourdes, la somme recherchée s’élève donc à 870 000 Gourdes soit environ 11000€

Une autre proposition est à l'étude pour les grands jeunes du quartier, pour lesquels un centre de formation professionnelle serait d’une importance capitale.

 

Voilà, mesdames, messieurs, chers amis, la petite histoire et le projet que nous avons à cœur de vous présenter.

Le club des jeunes, l’association APADECGR, tous les parents et tous les jeunes du quartier vous remercient déjà de tout cœur pour votre générosité.

 

Canélin Junior BRICE

canejr1@yahoo.fr

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